Cavalleria Rusticana - Pagliacci

CAVALLERIA RUSTICANA 

Melodrame en un acte de Pietro Mascagni  (1863-1945)

 

Livret de Giovanni Targioni-Tozzetti et Guido Menasci

Création : Rome, Teatro Costanzi,17 mai 1892

 

PAGLIACCI 

Drame en deux actes de Ruggiero Leoncavallo (1858-1919)

 

Livret du compositeur

Création : Milan, Teatro dal Verme, 21 mai 1892

Direction musicale                    Christopher Franklin
Mise en scène, costumes        Nicola Berloffa
Décors, scénographie              Andrea Belli
Lumières                                       Valerio Tiberi
Chorégraphie                              Luigia Frattaroli

 

Cavalleria rusticana
Santuzza                      Julie Robard-Gendre

Mamma Lucia            Doris Lamprecht
Lola                                Marion Vergez-Pascal
Turiddu                        Tadeusz Szlenkier
Alfio                               Valdis Jansons

 

I Pagliacci
Nedda                         Alexandra Marcellier
Canio                           Tadeusz Szlenkier
Tonio                           Valdis Jansons
Silvio                           Matteo Loi
Beppe                         Abel Zamora

 

Orchestre Symphonique Saint-Étienne Loire

Choeur Lyrique Saint-Étienne Loire

Direction         Laurent Touche

« Cav and Pag » c’est ainsi que les amateurs d’opéra ont pris l’habitude de désigner les deux ouvrages jumeaux emblématiques du vérisme, Cavalleria rusticana et Pagliacci, depuis que le Metropolitan Opera de New-York a pris l’initiative de les faire représenter ensemble un soir de 1895 parce que chacun d’eux était trop court pour remplir à lui seul une soirée. Ce rapprochement dont il n’y a pas d’autre exemple est devenu presque systématique bien qu’il ne résulte d’aucune stratégie concertée de la part des deux compositeurs, Mascagni et Leoncavallo. Pourtant, au-delà des contingences liées à une représentation, presque tout semblait destiner « Cav and Pag »à devenir les deux frères inséparables du répertoire lyrique. Composés à deux ans d’intervalle, ces deux drames de la jalousie présentent d’évidentes similitudes de construction et de style. Ils ont pour cadre le Mezzogiorno, terre de paysans rudes et intransigeants sur l’honneur. Et ils sont surtout le fer de lance d’une tentative de renouveau du genre lyrique, le « vérisme musical » qui puise son origine dans la littérature italienne de la fin du XIXème siècle. Avec Cavalleria rusticana et Pagliacci l’opéra se voit assigner une nouvelle dimension dramatique : il sera désormais l’expression « d’une tranche de vie » loin des sujets nobles fournis par l’histoire, la mythologie ou la tragédie. Le chant devra restituer les déchirements de la passion dans une sorte d’emportement lyrique « naturel » dont les éclats auront la force du sentiment « vécu ». En investissant le domaine du « réalisme », l’opéra vériste ouvre la boîte de Pandore de la notion de vraisemblance et se heurte  à la difficile tentative de concilier naturel et vérité dans une œuvre d’art. Le vérisme est d’emblée dans l’ambiguïté. Peut-il exister dans l’univers de convention qu’est par excellence l’opéra ? La fidélité exacte à la réalité ne devrait-elle pas commencer par l’élimination pure et simple du chant, moyen d’expression qui va à l’encontre du vraisemblable dans un monde rural soumis aux passions et aux violences d’un implacable code de l’honneur ?

PAGLIACCI

 

Résumé

Une troupe de comédiens ambulants arrive dans un petit village de Calabre. Canio, en costume de Paillasse, invite les villageois au spectacle qui sera donné le soir même. Un des comédiens, Tonio, se montre très empressé auprès de la femme de Canio, la jolie Nedda, en costume de Colombine. Or Canio est un mari jaloux. Pourtant sa femme a repoussé avec mépris les avances de Tonio, qui jure de se venger. L’occasion se présente quand Tonio surprend Nedda avec le jeune paysan Silvio qui, lui, a réussi à conquérir le cœur de Nedda. Les deux amants projettent d’ailleurs de partir ensemble. Tonio alerte Canio, qui a juste le temps de voir Silvio prendre la fuite à travers champs. Nedda refuse de révéler qui est son amant. Canio parvient à dominer sa fureur et il se prépare pour le spectacle. Les villageois s’installent et Silvio se dissimule parmi eux. Le spectacle commence. Canio, dans le rôle de Paillasse, donne la réplique à Nedda, dans celui de Colombine. Progressivement la réalité envahit la scène sans que les spectateurs s’en aperçoivent.  Canio confond la fiction et le réel et la comédie vire au drame sanglant quand, poussé à bout, le comédien poignarde réellement sa femme, puis son amant venu la secourir sur scène. Aux spectateurs horrifiés Canio lance : «  la comédie est finie ».

 

 

CAVALLERIA RUSTICANA

 

Résumé

C’est le matin de Pâques dans un village sicilien. Une jeune fille triste et inquiète, Santuzza, est à la recherche de son amant Turridu qui l’a trahie pour renouer avec Lola son ancienne fiancée, qu’il a retrouvée mariée au riche Alfio à son retour de l’armée. Santuzza essaie vainement de reconquérir son amant. Folle de jalousie, elle dénonce Lola et Turridu à Alfio, le mari trompé. Dès lors, le destin de Turridu est scellé. Alfio le provoque en duel. Après avoir fait ses adieux à sa mère, Turridu se rend au rendez-vous fatalmari trompé. Dès lors, le destin de Turridu est scellé. Alfio le provoque en duel. Après avoir fait ses adieux à sa mère, Turridu se rend au rendez-vous fatal.

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