
Madame Butterfly
Giacomo Puccini (1858 - 1924)
Une tragédie japonaise en deux actes (trois parties)
Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa
Inspiré du roman de John Luther Long et de la pièce de David Belasco
Année de la première représentation: 1904 Milano, Teatro alla Scala
Sesto Quatrini Direction
Andrea Breth Mise en scène
Raimund Orfeo Voigt Décors
Ursula Renzenbrink Costumes
Alexander Koppelmann Lumières
Orchestre de l'Opéra de Lyon
Chœurs de l'Opéra de Lyon
Benedict Kearns Chef de chœur

Francesca Dotto Cio-Cio-San (Madama Butterfly)
Adam Smith Pinkerton
Lionel Lhote Sharpless
Mihoko Fujimura Suzuki
Inho Jeong Le Bonze
Kristofer Lundin Prince Yamadori
Carlo Bosi Goro
Kristján Jóhannesson Le commissaire impérial
Hugo Santos L'officier d'état civil
Eva Langeland Gjerde Kate Pinkerton
Alexander de Jong Yakuside

En japonais, « papillon » se dit « Cio Cio San ». C’est d’ailleurs le prénom de l’héroïne de l’opéra, « Butterfly » étant le sobriquet que lui donne l’officier américain Pinkerton, son triste amant d’un soir. Dans une période – le début du XXème siècle – marquée par un engouement pour l’Extrême-Orient, Giacomo Puccini plonge avec délices et fébrilité dans la pièce de David Belasco, dont il impose quasiment le canevas dramatique à ses librettistes Giacosa et Illica. Homme de théâtre intuitif et perfectionniste, il veut doser le moindre mot, juger du meilleur effet qu’il fera. S’il glisse dans sa musique de discrètes allusions aux coutumes et au folklore japonais, Puccini brosse surtout un portrait féminin bouleversant de justesse et de sensibilité. Plus de cent ans après sa naissance, ce drame de l’amour et de l’attente reste l’un des opéras les plus populaires du répertoire, arrachant toujours les mêmes larmes aux spectateurs. « Ma Butterfly reste l’opéra le plus sincère et le plus expressif que j’aie jamais conçu » dit-il un jour. On le croit volontiers.

Résumé
L’action se déroule au Japon, dans la baie de Nagasaki, vers 1900. L’officier américain Pinkerton découvre sa future épouse Cio-Cio San – dite Madame Butterfly – geisha de quinze ans dont la famille réprouve le mariage. Sharpless, le consul des Etats-Unis, déconseille cette union à Pinkerton. Toutefois, le soir de leurs noces, Pinkerton embrase le cœur de la jeune fille, qui répond à son amour avec timidité avant de se donner ardemment à lui. Trois années passent. Rentré aux Etats-Unis, Pinkerton n’a donné aucune nouvelle à Butterfly, qui ne cesse d’attendre son retour, persuadé que l’officier viendra la retrouver… et découvrir l’enfant qu’elle a eu de lui. Sharpless, qui sait que Pinkerton a refait sa vie dans son pays et s’est marié, demande à Butterfly ce qu’elle ferait s’il ne revenait jamais. Elle se tuerait, répond la geisha. C’est le geste fatal qu’elle commettra en découvrant la vérité, lors du retour tardif mais tellement attendu de Pinkerton, venu chercher son enfant en compagnie de son épouse américaine.
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