
Fédora
GIORDANO Humberto (1867 – 1948)
Opéra en 3 actes sur un livret de Victorien Sardou et Arturo Colautti
Première représentation le 17 novembre 1898 au Teatro Lirico de Milan
Grand Théâtre de Genève Chorus
Orchestre de la
Suisse Romande

Direction musicale Antonino Fogliani
Mise en scène Arnaud Bernard
Scénographe et costumes Johannes Leiacker
Lumières Fabrice Kebour
Vidéo Paul-Henry Rouget de Conigliano
Chef de chœur Mark Biggins
Princesse Fedora Romazov Aleksandra Kurzak
Comte Loris Ipanov Roberto Alagna
De Siriex, un diplomate Simone Del Savio
Gretch, un inspecteur de police Mark Kurmanbayev,
La comtesse Olga Sukarev Yuliia Zasimova

C’est en voyant Sarah Bernhardt jouer la pièce de Victorien Sardou qu’Umberto Giordano décida de mettre en musique Fedora. L’intrigue allait comme un gant à Sarah Bernhardt, mais en composant l’opéra en 1897, Giordano ne céda pas qu’aux seuls charmes de l’héroïne : même si Fedora reste bien le caractère central jusque dans son discret suicide final par poison, Loris ne lui cède que de peu et chante le plus justement célèbre air de l’ouvrage, « Amor ti vieta ». Giordano avait écrit ce rôle pour Caruso qui en sera le créateur au Théâtre lyrique de Milan le 17 novembre 1898. L’ouvrage à depuis connu une carrière des deux cotés des Alples, accumulant les reprises en Italie mais également à Paris.

Résumé
Le prince russe Vladimir Yariskine est assassiné la veille de ses noces avec la princesse Fedora, et celle-ci jure de venger son promis. En suivant les traces incertaines du coupable, elle arrive à Paris où elle fait la connaissance d'un compatriote, un peintre nommé Loris, et en tombe amoureuse. Il se trouve que c'est l'assassin qu'elle cherche et elle n'hésite pas à le dénoncer à la police russe dans une lettre. La lettre, arrivée en Russie, provoque l'arrestation du frère de Loris, comme complice du crime, mais le jeune homme se noie en prison à la suite d'une inondation de la Neva qui a envahi les cellules. La mère des deux meurt de chagrin. Cela amène Fedora à découvrir que le peintre avait été gravement offensé dans son honneur par le prince : c'était l’amant de sa femme, il les avait surpris ensemble. Dans l'échange de coups de feu, Loris était resté blessé et le prince Vladimir avait perdu la vie. Fedora, désespérée, s'ôte la vie avec le poison contenu dans une croix que lui avait offerte son mari la veille des noces…
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